HOW WOULD THE GABONESE PEOPLE REACT, AFET MANUEL VALLS DECLARATION? COMMENT REAGIRONT LES GABONAIS, APRES LA DECLARATION DE MANUEL VALLS ?

Ali Bongo and Manuel Valls
Ali Bongo et Manuel Valls
(Photo : AGP)



English version

It is no secret that since independence, France’s African policy has always almost exclusively been the domain of the Elysée through its "African cell".

It is no secret that the Franco-African relations are not subject to any parliamentary control, both on the diplomatic and military level (support for dictators, military cooperation agreements, armed intervention of France ...) on economically. The Elysian decisions in this area are mainly influenced by multiple informal networks (intelligence, business, or occult such as Masonic lodges, etc.).

The consequences of this opacity is a total lack of readability and especially a serious democratic deficit in the countries under the African policy of France. It is a constant; whether France is under rightist or leftist regimes.

But it seems that the lines are starting to move, that the future could depend on the ability of Africans in general and the Gabonese in particular, to react and to impose their own vision to the established order.

Manuel Valls’ confession, given his position as French Prime Minister, should not be received timidly by the Gabonese people, but as further proof of the illegitimacy of Ali Bongo; which would make it an indisputable condition for his disqualification. France has not accustomed us to seeing her recognize her errors and injustices in Africa. In the case of Ali Bongo, Manuel Valls, the Prime Minister of the country that put Ali Bongo in power, has just told us he was never elected. What are the Gabonese people, as one person, waiting for, to react? Why so much shyness? What are the many presidential candidates for 2016, waiting for to speak on the subject?

Declaring Ali Bongo as elected president of Gabon in 2009 was a fiction; everybody knows this. Manuel Valls has added credibility to this. What do the first concerned, say, meaning the Gabonese people? Illegitimate people have been in power in Gabon since 1967; if we were not informed, or politically mature in 1967, how to understand our reluctance to react in 2016?

We have all the evidence that 2009 was an electoral comedy, a buffoonery; and the 2016 presidential election, if we are not careful, will be another farce: a rigged game ahead, with the score and scorers already displayed before the opening of the stadium; that is to say, the winner already known with or not without ballots.

Who will defend the Gabonese people against imposture in a country where everything is planned in minute details with the help of an opposition often displaying a cynicism to make you shudder? Opposition members, ministers, prefects, in short all the officials have always been ordered to write the Bongos in at all costs. They acquiesce because they know that their careers depend not on their competence but on the zeal shown in carrying out the order to sustain the regime. Under these conditions, who will save Gabon, if not the people themselves?

All those who play the electoral game in Gabon at the moment, are so sure of their coup, meaning of the futility of the ballot boxes, that none of them, from the regime or the opposition, does seem to care about the need to clean up the electoral roll yet clearly riddled with mistakes and transgressions.

Everyone, whether Gabonese citizen or foreign diplomat, knows that Ali Bongo is illegitimate; and yet everyone tolerates this situation. Until when?





Version française

Il n’est un secret pour personne que depuis les indépendances, la politique africaine de la France a toujours relevé quasi-exclusivement du domaine de l’Elysée par le truchement de sa « cellule africaine ».

Il n’est un secret pour personne que les relations franco-africaines ne soient soumises à aucun contrôle parlementaire, tant sur le plan diplomatique et militaire (soutien aux dictateurs, accords de coopération militaire, interventions armées de la France...) que sur le plan économique. Les décisions élyséennes en la matière étant principalement influencées par de multiples réseaux officieux (services de renseignements, milieux d’affaires, ou occultes comme les loges maçonniques, etc.).

Les conséquences de cette opacité, sont une absence totale de lisibilité et surtout un grave déficit démocratique dans les pays subissant la politique africaine de la France. C’est une constante ; que la France soit sous régime de droite ou de gauche.

Mais il semble que les lignes commencent à bouger, que le futur pourraient dépendre de la capacité des Africains en général et des Gabonais en particulier de réagir et d’imposer leur propre vision à l’ordre établi.

Les aveux de Manuel Valls, vu sa position de Premier Ministre Français, ne devraient pas être reçus timidement par les Gabonais, mais comme une preuve de plus de l’illégitimité d’Ali Bongo ; ce qui en ferait une condition indiscutable de disqualification. La France ne nous a pas habitué à la voir reconnaitre ses erreurs et ses injustices en Afrique. Dans le cas d’Ali Bongo, Manuel Valls, le Premier Ministre du pays qui a imposé Ali Bongo au pouvoir, vient de nous dire que ce denier n’a jamais été élu. Qu’attendent les Gabonais, comme une seule personne, pour réagir ? Pourquoi tant de timidité ? Qu’attendent ces nombreux candidats à la présidentielle 2016, pour se prononcer sur le sujet ?

La déclaration d’Ali Bongo, comme président élu du Gabon en 2009, relève de la fiction ; cela tout le monde le sait. Manuel Valls vient d’y ajouter en crédibilité. Qu’en disent les premiers concernés, c'est-à-dire les Gabonais ? Des gens illégitimes sont au pouvoir au Gabon depuis 1967 ; si nous n’étions pas informés et politiquement matures en 1967, comment comprendre notre réticence à réagir en 2016 ?

Nous avons toutes les preuves que 2009 fut une comédie électorale, une pitrerie ; et la présidentielle de 2016, si nous n’y prenons garde, sera une nouvelle mascarade : un match truqué d’avance, avec le score et les buteurs déjà affichés avant l’ouverture du stade ; c'est-à-dire, le nom du vainqueur déjà connu avec ou sans bulletins de vote.

Qui va défendre le peuple Gabonais face à l’imposture, dans un pays où tout est programmé dans le moindre détail avec la complicité d’une opposition souvent d’un cynisme à vous faire frissonner ? Les opposants, les ministres, les préfets, bref tous les officiels reconçoivent depuis toujours, l’ordre de faire passer les Bongo coûte que coûte. Ils s’exécutent car ils savent que leur carrière dépend non pas de leur compétence mais du zèle qu’ils mettraient à exécuter l’ordre de pérenniser le régime. Dans ces conditions, qui va sauver le Gabon, si ce n’est le peuple lui-même ?

Tous ceux qui jouent le jeu électoral au Gabon en ce moment, sont si sûrs de leur coup, c'est-à-dire de l’inutilité des urnes, qu’aucun d’entre eux, du pouvoir comme de l’opposition, ne semble se soucier de la nécessité d’assainissement de la liste électorale pourtant manifestement truffée d’erreurs et de prévarications.

Tout le monde, que l’on soit citoyen Gabonais ou diplomate étrangers, sait qu’Ali Bongo est illégitime ; et pourtant tout le monde laisse faire. Jusqu'à quand ?

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