IT IS THE TURN OF LA LETTRE DU CONTINENT TO DESCRIBE DELTA SYNERGIE TO US. AU TOUR DE LA LETTRE DU CONTINENT DE NOUS DÉCRIRE DELTA SYNERGIE


Illustration: legrigriinternational




English Version

In its last edition, La Lettre du Continent speaks of Delta Synergie as the hidden face of the financial Palace on Libreville’s sea front. This article reviews that nebulous financial holding which happens to be the owner, or a shareholder of a myriad of companies run by people close to the Gabonese regime. For La Lettre du Continent, Delta Synergy is the epicenter of the "presidential management" of the country.

La Lettre du Continent says that Delta Synergy is truly a symbol of how Gabon has been managed since 1967; that is to say, since the coming to power of Omar Bongo. This holding has a grip on all strategic economic sectors in Gabon. The heart of this system is the BGFIBank, for obvious reasons.

This article tells us that Delta Synergie was established by Omar Bongo and his nephew Henri Claude Oyima; but now it is controlled by Ali and Pascaline Bongo who have entrusted its management to Jerome Andjoua, a nephew to Omar Bongo. La Lettre du Continent tells us that in addition to shares in various companies such as: VHO (50%), Somipar (28.5%), SN2AG (34.99%), Gabon Mining Logistics (30%) and Petro Gabon Holding (17%), Delta Synergie is also particularly active in finance through Finatra and BGFIBank, and in the Komo Company headed by Christian Kerangall which is conglomerate of many other companies.

It is through this sprawling nebula, says La Lettre du Continent, that Omar Bongo was opening the doors of companies in which Delta synergy is present, to his close ones. This was the case of UGB where were sent the former Minister of Finance Marcel Doupamby Matoka and the Secretary General of the PDG, Faustin Boukoubi. He put OGARVIE in which Delta Synergie holds 60.69% stake, in the hands of Edouard Valentin, the father of Sylvia Bongo, Ali Bongo's wife. Large construction contracts were invariably awarded to Socoba in which Delta Synergie is a majority shareholder, which is headed by Jean-Claude Baloche, husband to Flora Bongo, Omar Bongo's daughter. The influence of this holding extends to real estate and security via SGS. It is a true occupancy of the country's economic activity.

Dear readers, these explanations of La Lettre du Continent are just one example among many of how the Bongos have managed to plunder Gabon and amass a huge fortune for 47 years, culminating today at thousands of billions of CFA francs. Not a Gabonese economy sector escapes this predation: banks, air transport, real estate, food, hospitality services, retail, telecommunications, shipping etc... No transaction with a foreign group is possible if the Bongos are not stakeholders in it. There is no nice plot of land, preferably at the seaside, on which they would have designs, which can escape them. People who had nothing before 1967; when one says nothing, it's NOTHING ... all of modest social background, brothers, sisters, sons in law and nephews, have all now become so fastly large property owners, hotel owners, farms, banks and airlines owners.

The figures of the financial mass harvested by Delta Synergie are of course secret; but we can get an idea of these amounts by examining the annual reports of the companies controlled by that holding company. If we take for example the Compagnie du Komo, which is controlled by Delta Synergie and encompasses: Sodim TP Sogafric, Sogi, Electra, Toyota Gabon, Maboumine, Air Liquide, Gesparc, Safric, etc...; its annual report for 2012 says that the conglomerate had revenues of 143.8 billion CFA francs. In the same period, the annual revenues of the BGFI Bank were 3025 billion CFA Francs. Meanwhile the Gabonese population has steadily become poorer. We know where the money is going!



Version française

Dans sa dernière parution, La Lettre du Continent parle de Delta Synergie comme de la face financière cachée du Palais du bord de mer de Libreville. Cet article revient sur cette nébuleuse holding financière qui se trouve être soit propriétaire, soit actionnaire d'une myriade de sociétés gérées par des proches du pouvoir en place au Gabon. Pour La Lettre du Continent, Delta Synergie est l’épicentre de la "gestion présidentielle" du pays.

La Lettre du Continent affirme que Delta Synergie est véritablement le symbole de la gestion du Gabon depuis 1967, c'est-à-dire depuis l'arrivée au pouvoir d'Omar Bongo. Cette holding a une emprise sur tous les secteurs stratégiques d’activité économique au Gabon. Le cœur de ce système est la BGFI Bank, pour des raisons évidentes.

Cet article nous apprend que Delta Synergie fut mise sur pied par Omar Bongo et son neveu Henri­Claude Oyima; mais qu’aujourd’hui elle est contrôlée par Ali et Pascaline Bongo qui en ont confié la gestion à un certain Jérôme Andjoua, un neveu d’Omar Bongo. La Lettre du Continent nous dit qu’en plus des parts dans divers entreprises telles que: VHO (50%), Somipar (28,5%), SN2AG (34,99%), Gabon Mining Logistics (30%) et Petro Gabon Holding (17%), Delta Synergies particulièrement active dans la finance via Finatra et BGFI Bank, dans la Compagnie du Komo que dirige Christian Kerangall, qui est conglomerat de nombreuses autres entreprises.

C’est par cette nébuleuse tentaculaire, nous dit La Lettre du Continent, qu’Omar Bongo ouvrait à ses proches les portes des sociétés dans lesquelles Delta synergie est présente. Ce fut le cas de l’UGB où furent casés l’ex­Ministre des Finances Marcel Doupamby Matoka et le Secrétaire General du PDG, Faustin Boukoubi. Il confia Ogar­Vie dont Delta Synergie détient 60,69% du capital, à Edouard Valentin, le père de Sylvia Bongo, l’épouse d’Ali Bongo. Les gros contrats de constructions avaient pour entreprise adjudicataire, invariablement Socoba, dans laquelle Delta Synergie est majoritaire, et qui est dirigée par Jean­Claude Baloche, l’époux de Flore Bongo, fille d’Omar Bongo. L'emprise de cette holding s'étend à l’immobilier et à la sécurité via la SGS. C’est un véritable quadrillage de l’activité économique du pays.

Chers lecteurs, ces explications de La Lettre du Continent ne sont qu’un des exemples parmi tant d’autres de la manière dont les Bongo se sont pris pour piller le Gabon et amasser une fortune colossale pendant 47 ans, qui culmine aujourd’hui a des milliers de milliards de francs CFA. Pas un secteur de l’économie gabonaise n’échappe à cette prédation : banques, transport aérien, immobilier, agroalimentaire, hôtellerie, grande distribution, télécommunication, port etc... Aucune transaction avec un groupe étranger n’est possible si les Bongo ne sont parties prenantes. Pas un beau terrain, en préférence au bord de la mer, sur lequel ils auraient des vues, ne leur échappe. Des gens qui n’avaient rien avant 1967 ; quand on dit rien, c’est RIEN…, tous d'origine sociale modeste, les frères, les sœurs, les gendres et neveux, sont tous aujourd’hui devenus si rapidement grands propriétaires immobiliers, propriétaires d'hôtels, de fermes, de banques et de compagnies aériennes.

Les chiffres de la masse financière brassée par Delta Synergie sont bien sur secrets ; mais nous pouvons nous faire une idée de ces montants en examinant les bilans annuels des entreprises contrôlées par cette holding. Si nous prenons par exemple la Compagnie du Komo, qui est contrôlée par Delta Synergie et qui englobe : Sodim TP, Sogafric, Sogi, Electra, Toyota Gabon, Maboumine, Air Liquide, Gesparc, Safric, etc…, son bilan annuel pour 2012 dit que ce conglomérat a eu pour chiffre d’affaire 143,8 milliards de francs CFA. Dans la même période, le chiffre d’affaire annuel déclaré de la BGFI Bank, était lui de 3025 milliards de Francs CFA. Pendant ce temps la population gabonaise n’a cessé de s’appauvrir. On sait où est passe l’argent !

Comments

Popular posts from this blog

GAGAN GUPTA’S MASTERFUL TRICK! LA MAGISTRALE ENTOURLOUPE DE GAGAN GUPTA !